CARGUE-INFO

lundi 8 février 2010

UNE HISTOIRE DU LOUP DE MER



EPISODE 3

CONSTRUCTION

La coque est réalisée en résine de fibre de verre atteignant 5 mm au franc bord, 6 mm au retour de galbord, 9 mm dans la quille. Les fonds sont renforcés par 13 varangues constituées d’une âme de contre-plaqué marine de 20 mm stratifié. Le lest logé dans la quille est constitué de 400 kg de grenaille fonte, noyé dans du polyester. Les importantes réserves de flottabilité ceinturant le bateau sont constituées par des caissons en contre-plaqué marine stratifié ; le tout assurant une très bonne rigidité de l’ensemble. Les cadènes sous dimensionnées par rapport au gréement sont des petites pattes d’inox prises en sandwich entre la lisse, le franc-bord et le liston. Elles sont fixées par un simple boulon traversant les trois pièces. Lisses et listons sont en sapeli ; les mâts sont maintenus par des sabots d’emplanture reposant sur la quille et des colliers d’étambrai fixés aux bancs de nage en acajou massif de 35 mm.

EQUIPEMENT ET ACCASTILLAGE


La circulation à bord est toujours un peu délicate du fait des bancs de nage barrant le cockpit, du manque d’antidérapant sur les bancs latéraux. De plus, le vernis des bancs de nage devient une patinoire lorsqu’il pleut.

La circulation des écoutes est assez simple, filoirs sur la lisse pour le foc et la trinquette. Un palan à deux brins repris sur les varangues pour les bômes de misaine et de grand voile, hale bas pour les deux.

Pour le mouillage, il faut saisir l’ancre à plat pont, pas de coffre. Il faut prévoir une protection contre le ragage à la suite des chaumards car les listons trinquent si on oublie de fourrer.

Le gréement dormant est réalisé en câble, monotoron inox de 5 mm de diamètre. Les ridoirs sont en inox, de grosse taille. Chaque mât est soutenu par 4 haubans où viennent s’ajouter un faux étai et un étai sur le mât de misaine. Le cintrage vertical du bout dehors est repris par une sous-barbe. Toutes les ferrures sont en acier galvanisé de forte dimension.

Le gréement courant lui est fort joli. Toutes les poulies sont des havraises vernies et les voiles à transfilage de chez Victor Tonnerre sont magnifiques. La grand voile comporte trois bandes de ris, la misaine deux, foc et trinquette chacune une.

En bref, il se dégage de ce gréement une impression de solidité à toute épreuve.

A SUIVRE

vendredi 5 février 2010

UNE HISTOIRE DU LOUP DE MER

EPISODE 2

CONCEPTION

Le Loup de Mer devait répondre essentiellement à trois critères : la sécurité, manoeuvrabilité, une manœuvre pour chaque équipier. La silhouette du Loup de Mer est caractéristique et au mouillage, cette coque de canot breton est parfaitement dans se lignes d’eau. Le franc-bord assez élevé protège bien l’équipage dans le clapot court. Le cockpit est entièrement ceinturé par les réserves de flottabilité sur lesquelles viennent se fixer les quatre bancs de nage. A l’avant une solide bitte d’amarrage sur laquelle vient se fixer le bout dehors. A l’arrière, le tube de jaumière avec la barre.


Les œuvres vives du bateau sont assez fines, malgré une quille longue. La carène donne cette impression grâce à la transformation de la partie arrière du bateau qui possède une voûte, un safran, placé immédiatement derrière la quille, maintenu dans sa partie inférieure par une crapaudine venant à la suite de la bande molle. L’étrave presque droite se tulipe rapidement, le maître-bau étant quasiment atteint au tiers avant du bateau.

Le gréement très esthétique par son plan de voilure très divisé : foc, trinquette, misaine et flèche, grand voile et flèche, donne de la manœuvre à l’équipage.

Les mâts sont en sapin du nord, en deux parties collées ; les bômes, pic et mâtereaux de flèche sont en bois plein ce qui les rend assez lourds dans les hauts ce qui sera à améliorer.




La finition du bateau est bonne et l’ensemble donne à cette goëlette un très bel aspect.

A SUIVRE

jeudi 4 février 2010

UNE HISTOIRE DU LOUP DE MER

L'autre jour, une surprise m'attendait dans ma boite à lettre : 3 petites brochures déposées là par notre ami Gérard B. (qu'il en soit remercié)
"L'APPEL DE LA MER", publié par l'Association "Jeunesse et Marine" : N° 63 de 1979 et les N° 73 et 74 de 1982.
Afin de ne pas lasser les lecteurs, je vous en livre le contenu en plusieurs épisodes, le format de cette brochure se prêtant mal à la photocopie, j'ai dû tout retaper.

EPISODE 1

DEUX GREEMENTS - DEUX UTILISATIONS

A la fin de l’été 1972, deux problèmes se posaient aux responsables de la Base de La Gracieuse d’Hourtin et de J.E.M. : D’une part, l’impossibilité d’entretenir de façon réellement satisfaisante les bateaux en bois, d’autre part comment et avec quel type de bateau pédagogique remplacer et agrandir la flotte.

Le Super Raid était déjà né et remplissait fort bien ses fonctions. Mais, il n’était pas question de remplacer toute la flotte par ce type de bateau au gréement simple, facilement manoeuvrable par des équipages jeunes. Il nous fallait un bateau en plastique, sûr, demandant du monde à la manœuvre. A l’époque, le Cigli (canot en bois des E.A.M.) était le bateau qui correspondait à peu près à notre démarche.

Partant de nos besoins, on allait construire un bateau en plastique avec un artisan de Soulac, M. Borde. 1973 vit naître le premier Loup de Mer à gréement au tiers « Virginie Hériot ». L’expérience était satisfaisante. On fit un projet plus audacieux visant à gréer cette coque en goëlette franche ou aurique. Ce projet a été réalisé par Bruno de la Barre. Et en 1974, sortit le premier Loup de Mer aurique. C’était incontestablement une réussite esthétique et de plus, un bateau répondant aux désirs exprimés par les responsables. Ainsi trois bateaux sont sortis du Chantier de M. Borde, lorsqu’en 1974, la Marine Nationale s’intéresse à ce bateau pour l’instruction des matelots. La Marine procède à des essais qui se sont avérés concluants à ceux effectués par J.E.M. Ils vont permettre de définir une version définitive du Loup de Mer qui va devenir ainsi un bateau de série, construit aux Chantiers Plastiques de Bretagne à Locmiquelle.

A SUIVRE

mercredi 6 janvier 2010

VOEUX 2010

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jeudi 31 décembre 2009

2010

Il est de tradition d'envoyer les Voeux à chaque membre d'une association, mais faute d'avoir toutes les adresses mail et au risque d'en oublier, le solution consiste à passer par notre "blog".
Donc, Bonne Année à tous.
Bonne Année à Loup Bleu, surtout, car nous allons traverser sûrement encore des tempêtes.
Que peut on souhaiter à notre association :
- que Mathurin continue à naviguer aussi fièrement
- que nous puissions construire un ou deux voile/aviron pour frôler les bancs de sable, sans risque de panne moteur
- que la souscription lancée à la dernière AG aboutisse (je n'y crois pas trop) les plus riches étant le plus radins, c'est pour cela qu'ils sont riches d'ailleurs - ce n'est pas moi qui l'affirme, c'est une enquête récente sur la générosité des Français qui a dévoilé que ce sont les gens qui ont le moins de moyens qui donnent le plus et que si les plus aisés donnaient en proportion de leur moyens, beaucoup de problèmes seraient résolus...
- que la municipalité consente, dans son immense bonté, à nous allouer une cabane pour qu'on puisse y ranger notre fourbis
- que la garde de robe de Mathurin soit bien traitée d'autant qu'elle appartient à deux de nos membres
- que Mathurin ne soit pas considéré que comme une manière de "promener son cul "- comme disait Jacques Brel - pour pas cher 
- que Mathurin continue à faire envie - et là je n'ai aucun doute.
Bon vent

jeudi 10 décembre 2009

L'AMI GUIBILLON


L'ami Guibillon n'est plus.

C'était le 26 Novembre 2004, il y a cinq ans, et quand nous avons mis Mathurin à l'eau pour la première fois, "L'Ami Guibillon" était parmi nous.


GUIBILLON

Ah ! C'est lui Guibillon .....
Je connaissais ses dessins dans la Dépêche du Bassin.
Quand je l'ai rencontré  sur le port d'Andernos il y a quelques années lors de la mise à l'eau de Mathurin, il portait une casquette rouge vif et tenait une sorte de palette sur le bras et son crayon en action.
Ses yeux frisaient comme ses dessins. 
Observez bien son trait, il est nerveux ou chaud selon ce qu'il dessine.
Je pense que de là haut il va avoir bien du travail à croquer notre univers de fou.